Chroniques de Tellus n’est pas né devant un fichier vide avec l’idée très claire d’écrire une saga. Bien avant de devenir un roman, Tellus était d’abord une histoire racontée à voix haute.
À l’origine, j’inventais des histoires de dragons, de guerriers et de royaumes pour mon petit frère, encore enfant. Elles évoluaient au fil des récits, comme le font souvent les histoires lorsqu’elles existent d’abord dans la parole avant de devenir du texte.
Quand Tellus est passé de l’oral à l’écrit
À force d’être raconté, cet univers a commencé à prendre une autre place. Mon père et ma grand-mère ont voulu pouvoir lire ces histoires. Il a donc fallu les écrire.
Ce passage a changé le projet. Une histoire racontée peut se transformer à chaque fois. Une histoire écrite oblige à fixer davantage les personnages, les événements, les lieux et la progression. Tellus a commencé à devenir un monde construit.
Une première vie, puis un long sommeil
Une première version du roman a existé et a même connu une première forme d’autoédition. Elle faisait partie de cette histoire-là : une version ancienne, imparfaite, mais suffisamment réelle pour devenir un objet que l’on pouvait tenir, lire et offrir.
Puis le projet a dormi. Comme beaucoup de créations que l’on commence très tôt, Tellus est resté quelque part entre l’archive, le souvenir et la promesse de revenir un jour.
Revenir à Tellus des années plus tard
Le reprendre bien plus tard signifiait accepter de regarder ce premier texte avec une autre expérience, une autre exigence et un autre regard sur l’écriture.
Il ne s’agissait pas simplement de corriger quelques phrases. Le projet devait être retravaillé, réécrit et reconstruit pour devenir réellement le livre que je voulais publier aujourd’hui.
L’Éveil des Guerriers : le début publié d’une histoire beaucoup plus ancienne
Le premier tome, L’Éveil des Guerriers, est donc à la fois un commencement et une reprise. C’est le premier volume de la saga telle qu’elle existe aujourd’hui, mais il porte derrière lui des années d’histoires, d’anciennes versions et de transformations.
Le deuxième tome a poursuivi ce travail de réécriture, tandis que le troisième ouvre la suite de l’histoire. Tellus continue donc d’avancer comme une saga pensée sur le temps long, volume après volume.
Certains projets ont besoin de temps
Avec le recul, je crois que c’est aussi ce que Tellus raconte en dehors de ses personnages : certains projets n’arrivent pas au bon moment une seule fois. Ils reviennent.
Ils changent avec nous, attendent parfois des années, puis demandent soudain à être repris. Tellus existait bien avant de devenir un roman publié. Peut-être fallait-il simplement tout ce temps pour qu’il devienne enfin celui que j’avais envie d’écrire.
