J’ai longtemps eu le réflexe de considérer qu’un résultat raté devait disparaître. Aujourd’hui, je garde beaucoup plus de choses — pas tout, évidemment, mais suffisamment pour pouvoir revenir en arrière et comprendre ce qui s’est passé.
Un raté peut montrer ce qui ne fonctionne pas
Une version incorrecte permet parfois de voir plus clairement pourquoi la suivante fonctionne mieux. Mauvais cadrage, mauvais rythme, couleur trop présente, détail incohérent : conserver quelques essais aide à comparer.
Tout n’est pas forcément raté partout
Une image peut être inutilisable dans son ensemble mais contenir un détail intéressant. Une composition rejetée peut servir de référence. Une idée trop faible pour un projet peut fonctionner ailleurs.
Je trie plus tard, avec un peu de distance
Lorsque je suis en pleine production, je préfère souvent mettre de côté plutôt que supprimer immédiatement. Avec quelques jours ou quelques semaines de recul, il devient plus facile de distinguer ce qui est réellement inutile de ce qui mérite d’être conservé.
Conserver ne veut pas dire tout montrer
Le fait de garder une version ne signifie pas qu’elle sera publiée. Les archives de travail et les créations montrées au public n’ont pas la même fonction.
Je préfère donc considérer certains ratés comme des traces du processus. Ils ne sont pas forcément beaux, mais ils peuvent encore être utiles.
